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Maltraiter une personne âgée : Le crime caché

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Que peut faire la police?

Si on vous a maltraité(e) ou si vous soupçonnez qu'on maltraite quelqu'un d'autre, informez-en la police. Si vous croyez que vous avez donné à l'abuseur une raison de vous maltraiter, ou si vous jugez que l'incident n'est pas très signifcatif, communiquez quand même avec la police. Que ce soit pour vous protéger vous-même ou pour agir en bon voisin, il est important que vous posiez ce geste. Si vous dénoncez ceux qui commentent des infractions criminelles, vous contribuez à les empêcher d'en commettre de nouvelles.

À la réception de votre appel, le téléphoniste de la police prendra tous les renseignements pour être en mesure d'envoyer la police sur les lieux. La police pourrait vous demander votre nom et votre numéro de téléphone pour pouvoir obtenir certains renseignements ou vérifer certains faits par la suite. Cela dit, si vous demandez l'anonymat, la police ne dira à personne—y compris la victime et la personne visée par vos soupçons de mauvais traitements—que vous l'avez appelée.

La police peut décider de faire enquête. Dans ce cas, l'enquête pourrait comprendre, selon le cas :

  • une déclaration détaillée et signée de la victime,
  • une déclaration, de la part de voisins, d'autres membres de la famille ou de fournisseurs de services qui sont susceptibles de détenir des éléments de preuve,
  • des photographies des blessures infligées, le cas échéant,
  • un rapport médical,
  • une déclaration de quiconque a connaissance de mauvais traitements commis par le passé (des employés d'un hôpital, par exemple),
  • tout autre élément de preuve pertinent.

Si la police juge qu'un crime a été commis, elle peut porter des accusations. La police est incitée à porter des accusations plutôt que de conseiller aux victimes de prendre de telles mesures elles-mêmes. Certains aînés maltraités risquent d'être physiquement ou mentalement incapables de prendre l'initiative des accusations. Certaines victimes sont plus susceptibles d'appuyer la poursuite contre l'abuseur si elles ne sont pas personnellement responsables de son arrestation.

Si une victime de mauvais traitements s'inquiète de ce qui arrivera à l'abuseur, elle peut en parler à la police, qui la renseignera sur la loi et le système de justice pénale. Informée, la victime pourrait être plus disposée à collaborer avec la police.

Si des aînés maltraités se voient demander de témoigner devant le tribunal, ils ont des chances d'obtenir l'aide et le soutien d'un avocat ou du Programme d'aide aux victimes et aux témoins administré par le tribunal. Si le Programme d'aide aux victimes et aux témoins est appliqué dans leur localité, les victimes peuvent demander à la police de les aider à communiquer avec les responsables de celui-ci.

La Ligne d'aide aux victimes (« LAV ») est une ligne téléphonique d'information multilingue provinciale. Elle fournit une variété de services aux victimes d'actes criminels. La LAV vous offre :

  • des renseignements et une orientation vers les services d'aide de votre collectivité,
  • des renseignements enregistrés sur le système de justice pénale,
  • l'accès à des renseignements concernant les détenus purgeant une peine de ressort provincial.

Vous pouvez communiquer sans frais avec la LAV en composant 1-888-579-2888. Pour la région de Toronto, le numéro est 416-314-2447.