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Maltraiter une personne âgée : Le crime caché

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Comment résoudre le problème?

Les mauvais traitements aux aînés constituent un problème complexe. Ce problème commande différents types d'interventions. Celles-ci dépendent de la nature des mauvais traitements qui sont visés.

Les responsables des services d'aide doivent examiner les organismes et les programmes existants, et se demander comment ils peuvent être adaptés pour répondre effcacement aux besoins des personnes âgées. Même si un programme n'est pas vraiment conçu pour lutter contre les mauvais traitements aux personnes âgées, il peut offrir des solutions parfaitement adaptées aux besoins de la victime et lui permettre de régler son problème.

En vertu de la Loi sur les services de soins à domicile et les services communautaires, les RLISS doivent avoir un programme pour contrer les mauvais traitements. Les organismes communautaires qui fournissent des services par l'entremise des RLISS doivent également adopter un programme. Ces programmes visent à prévenir, à identifer et à régler les problèmes de mauvais traitements d'ordre physique ou mental et les abus financiers subis par les personnes recevant les services. Les programmes doivent notamment prévoir la sensibilisation et la formation des employés comme des bénévoles.

Dans les différentes régions de l'Ontario, de nombreux services policiers ont soit des agents des relations communautaires, soit des unités spéciales qui enquêtent sur les crimes contre les personnes âgées ou les adultes à risque qui sont victimisés avant tout en raison de leur âge. Par exemple, le Service de police d'Ottawa compte une « Section de la violence faite aux aînés », tandis que le Service de police de Hamilton compte une « Crimes Against Seniors Unit » (unité des crimes contre les aînés).

Bon nombre d'organismes et de groupes communautaires œuvrent pour sensibiliser la population à la violence contre les aînés, afn de prévenir la commission de mauvais traitements et afn que les aînés entrent en contact avec certains services ou organismes s'ils subissent des mauvais traitements. Un de ces groupes est le Réseau ontarien pour la prévention des mauvais traitements envers les personnes âgées
(« ONPEA »). L'ONPEA est un organisme de bienfaisance. Sans but lucratif, il a pour mission de prévenir la commission de mauvais traitements contre les personnes âgées en ayant recours à l'éducation, à la formation, à la collaboration, à la coordination de services ainsi qu'à la promotion et à la défense de droits. L'ONPEA compte des bureaux à Toronto, Thunder Bay, Sudbury, Ottawa, Mississauga, Windsor et Peterborough.

Certaines personnes considèrent qu'une loi provinciale spéciale devrait exiger le signalement des cas de mauvais traitements. L'adoption d'une loi spéciale risque toutefois de faire plus de tort que de bien. Les lois spéciales peuvent donner l'impression qu'il existe des effectifs et des services pour aider les victimes. Or, dans les faits, il se peut que des services n'existent pas ou ne suffsent pas aux besoins des victimes. Les lois spéciales font peu, par elles-mêmes, pour prévenir les mauvais traitements. Il peut être préférable de promouvoir une meilleure compréhension des lois et des services existants, en expliquant comment ils peuvent être utilisés effcacement.

Les victimes ont besoin d'une aide immédiate. La police, les services de santé et les services sociaux, leur famille et leurs amis peuvent recourir aux lois actuelles pour le faire.